mercredi 23 décembre 2009

La Paz - Cochabamba : de l'altiplano aux vallées.

Nous voici de nouveau sur la route. Cette fois, au lieu de monter, on descend ! Chouette, on va être super en forme plus bas avec notre habitude de respirer à ces altitudes. On va descendre de la Paz, et de ses 3800 mètres (pour notre hôtel), à Cochabamba, située dans la région "des vallées" à 2500 mètres d'altitude, autant dire, presque rien. Officiellement 6 heures de bus d'ouest en est. En réalité, presque 8. Faut dire qu'on a pris le bus le moins cher : 24 bolivianos par tête, ce qui fait 2,4€. Oui, la Bolivie avec notre euro «trop fort » comme on dit dans les journaux, n'est pas ce qu'on peut appeler un pays cher. Le verre de jus d'orange dont Anna raffole est à 2,5 bolivianos. Faîtes le calcul (0,25 €) ! Et à midi, pour déjeuner, on trouve des almuerzos (soupe, plat et souvent dessert) pour 10-12 bolivianos (1-1,2€)! Mais bon, c'est comme partout, ici, c'est aussi dur (ou aussi facile), voire plus, d'avoir 2,5 bolivianos que d'avoir 2,5 euros en France...
Le trajet entre La Paz et Cochabamba, c'est quasiment 4 heures d'Altiplano dans un premier temps. Donc des plaines immenses sans arbres et avec beaucoup de poussière. D'ailleurs ici, le bois, c'est quelque chose de très, très, très rare. Ce qui me surprend un peu. A ce qu'on m'a raconté, y a de très grandes forêts en Bolivie. On m'a même dit qu'elle possède plus de 60% de son territoire en Amazonie. Moi qui croyais que c'était le pays des hauteurs, des Incas, des Andes, des moutons caniches qui crachent (les lamas) et de l'Altiplano ! En fait, en Bolivie, on dirait qu'il y a un morceau de chacune des parties de l'Amérique du Sud : montagnes, plateau arides, vallées généreuses,  forêts vierges, contrées désertiques et même zones viticoles (euh… il ne manque que la mer !). Niveau fruits, on trouve aussi bien des noix de coco, que des mangues ou des bananes, ainsi que des pommes, des fraises, du raisin, des oranges et des figues de barbarie. Tout est produit sur place.
Sur l'Altiplano, que nous traversons, les maisons, les enclos, les palissades et les églises, tout est  construit avec un mélange de terre et de paille qui forme des briques. C'est la technique de l'adobe. Dans certains endroits, comme au Honduras, couplée avec des fondations en bambous, elle permet même de construire des maisons antisismiques ! Génial comme technique, non ? Nos copains du vert solidaire, en parlent sur le blog. Pour moi qui ne suis pas habituée, l’Altiplano à la longue, c'est un peu tristounet quand même.
Puis la route commence à descendre vers les vallées, les toutes premières rivières apparaissent. Niveau végétation, c'est toujours la même chose. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Si mes copines vaches du Mexique voyaient ça ! Et puis, ça descend encore, et encore. Et enfin, on croise le premier arbre. Nous voici arrivé à Cochabamba, capitale du département du même nom. Apparemment,  c'est le grenier de la Bolivie : 2500 mètres d'altitude, c'est l'équivalent de la Bretagne, mais sans la pluie malheureusement ou heureusement, je ne veux vexer personne. Ici, si on mange beaucoup (5 repas par jour) et qu'on dit des cochabambinos, les habitants du département de Cochabamba, qu'ils ne mangent pas pour vivre, mais qu'ils vivent pour manger, le vrai problème c'est l'eau. C'est pour ça qu'on y vient. On va rencontrer les acteurs de l'un des cas emblématique des mouvements socio-environnementaux en  Amérique latine, comme le dirait Anna : ceux de la Guerre de l'eau.



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