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mardi 13 juillet 2010

18-02-2010, Chuta, voici l’Equateur !

Bon, c’est vrai qu’on a bien aimé le Pérou, mais on est quand même contents d’arriver en Equateur. C’est un pays qui promet beaucoup, le pays de « la révolution citoyenne », présidé par Rafael Correa, un des dirigeants (dits) « progressistes » d’Amérique latine. Sur la route qui nous mène de la ville frontalière de Macara à Loja, on fait la liste des réjouissances que nous réserve le pays où les pôles se rejoignent. Au programme, entre autres : une nouvelle Constitution proche de la perfection selon les dires de certains, la reconnaissance des « droits de la nature » - qui posent la nature comme un sujet de droits - et le célèbre projet ITT. Mais ne vendons pas la peau du chat avant le irk, en attendant Quito, la capitale, nous voici à Loja, notre première étape dans le pays.





Ah oui, j’oubliais : « Chuta ! » est une variante du « Pucha ! »

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Kri kri
Irkita

lundi 10 mai 2010

08-02-2010 : Pérou, Huampami-Imacita-Jaen

(mise à jour le 10 mai 2010)

1 - De Huampami à Imacita, inondations sur le río Marañón

A Odecofroc et à Huampami, nous avions déjà vu que le niveau du Rio Cenepa avait bien monté, en engloutissant certaines plantations situées trop bas. Mais c’est lorsque nous arrivons sur le Rio Marañón que nous découvrons l’étendue des dégâts. Dégâts qui ne donneront lieu à aucune aide, aucune compensation, aucune intervention de la part de l’Etat péruvien. Les Awajuns ont l’habitude de se débrouiller tous seuls. La situation est pourtant grave car beaucoup de maisons ont été inondées et les cultures qui sont maintenant sous l’eau ne donneront certainement pas de récolte cette année…


2 - Inondations à Imacita

En voyant les rives du Rio Cenepa et du Rio Marañón inondées, on ne s’est, étrangement, pas posés de question sur l’état d’Imacita, notre destination. Alors, lorsqu’on y arrive, c’est le choc : l’eau remonte quasiment jusqu’à la maison du maire, dans laquelle nous avions dormi il y a quelques jours, c'est-à-dire à plus de 400 mètres de là où se situe, en temps normal, surélevé de quelques mètres, le bord du fleuve. La place centrale du village se traverse maintenant à la nage ou en barque, la mairie est sous deux mètres d’eau, la caserne de l’armée de terre ressemble à celle de la marine et les premières épidémies ont fait leur apparition, comme nous l’explique le maire que nous retrouvons de l’autre côté du lac qu’est devenu son village. « Et personne ne nous viendra en aide », nous affirme-t-il, un peu dépité et complètement débordé, sans jeu de mots, par la situation. « On a l’habitude ». Le fait d’être complètement oublié par l’Etat participe aussi au désamour que lui vouent les personnes vivant ici.
Étonnamment, même si la situation est catastrophique, l’ambiance n’est ni à la panique, ni à la morosité. Plus de dégâts que de mal, pourrait-on dire, et la vie continue, dans la bonne humeur. On est loin des images choc des inondations et des moyens mis en œuvre à Aguas Calientes (Machu Picchu). Les inondations de février 2010 à Imacita, département d’Amazonas, Pérou, ne feront ni le tour de la planète, ni la une des journées nationaux. Ici, il n’y pas de touristes coincés, ni aucun enjeu financier…




3 D'Imacita à Jaen , on rembobine la cassette …

Finalement, c’est une embarcation de fortune, construite à la va-vite par des petits malins qui n’ont pas loupé l’occasion de se faire un peu d’argent – fruit d’un capitalisme de catastrophe  (ou de désastre) appliqué par les paysans des rives du Rio Marañón, nous expliquerait Naomi Klein - , qui nous fait traverser la seule zone impraticable (mise à part par quelques fous) de la route. C’est donc sans encombres que nous sortons de l’Amazonie, à bord d’un taxi énergiquement conduit sur la nouvelle route, encore en travaux, qui relie les Andes au fleuve Marañón.  « Surement un des couloirs de l’IIRSA », se dit-on … Le soir venu, Jaen nous accueille comme elle peut. C'est-à-dire pas très bien, vu qu’elle n’est pas ce qu’on trouve de plus accueillant …






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Irkita

mardi 20 avril 2010

Bolivie : petit retour en vidéo (2)

 5-12-2009, Poto-si belle
Pour sûr, Potosi est une très belle ville et mérite son classement au patrimoine de l’humanité. Ici, un 360° dans la ville coloniale aux rythmes des Guns 'n Roses, très, très populaires en Bolivie.


Bolivie : Potosi, ville impériale (1) Cargado por irkita.


Bolivie : Potosi, ville impériale (2) Cargado por irkita..

28-12-2009 : De Potosi y Uyuni
Les ingrédients d’un trajet angoissant : ciel d’encre, éclairs gigantesques zébrant le ciel avant de taper la terre autour de nous, route de nuit et chemin en terre. La route Potosi-Uyuni fût pleine d’émotions.


Bolivie - Trajet Potosi Salar d'Uyuni Cargado por irkita. 


30-12-2009 : Le Salar d'Uyuni, pur de vrai
On râle quand même un peu, pour ne pas oublier qu’on est Français, à l’idée de passer par une agence de tourisme. Pour la suite, la beauté du Salar (c’est tellement vrai que s’en est presque un pléonasme) nous a fermé bouches et museau !

Salar d'Uyuni : C'est beau, mais c'est un peu l'autoroute Cargado por irkita. 

Et nous y voilà. On en parle depuis presqu’un mois et enfin on le voit. Pas le temps de faire le grand tour de 4 jours, 3 nuits, c'est-à-dire Salar d’Uyuni et Sur Lipez, mais ce n’est pas grave.

Bolivie, Salar d'Uyuni Cargado por irkita. 


Bolivie - Salar d'Uyuni (2) Cargado por irkita.


Bolivie - Salar d'Uyuni (3) Cargado por irkita.


Bolivie - Salar d'Uyuni (4) Cargado por irkita. 


Bolivie - Salar d'Uyuni (6) Cargado por irkita. 


Bolivie - 02-01-2010 Coroico, c'est quoi, le cri du coq ?
Après un premier jour de l’année passé à nous reposer, nous voici sur le départ de « bonne heure de bonne humeur » pour Coroïco. En plus de ressembler au cri du coq, Coroïco est une sorte d’Ibiza ou de Saint-Tropez bolivienne, petit village touristique entouré de végétation tropicale, niché sur une colline à moins de 2000 mètres d’altitude dans la région des Yungas. Un petit paradis.


Bolivie - Coroico, c'est quoi, le cri du coq ? Cargado por irkita. 

Les Yungas, c’est l’une des deux régions officielles (parce qu’il y en a d’autres, officieuses mais connues de tous) de production de la feuille de coca. C’est aussi la seule région de production légale où la feuille de coca est cultivée « pour la mastication ». C’est celle qu’on trouve sur tous les marchés de Bolivie. Les connaisseurs la reconnaissent à sa taille : la feuille des Yungas est plus petite. L’autre région officielle de production de la coca est le Chapare, où, malgré une production plus abondante, sa culture n’est pas reconnue « légalement ». Officielle mais pas légale, coca(sse) (facile), non ?


Bolivie - Coroico, c'est quoi, le cri du coq ? (2) Cargado por irkita.

Et aussi incroyable que cela puisse paraître à priori (parce qu’à posteriori quand on pense au petit village qu’est en réalité Saint-Tropez, il n’y a pas vraiment de quoi être surpris) la place du village se transforme en boite de nuit « hyper tendance » les soirées de jours chômés. On y retrouve toute la jeunesse branchée de la capitale, accompagnée de touristes « cyclistes de la mort » dansant sur une musique néo-traditionnelle à tendance reaggeton. Imaginez le spectacle !
http://el-viaje-de-irkita.blogspot.com/2010/01/02-01-2009-coroico-cest-quoi-le-cri-du.html

Bolivie - Coroico, c'est quoi, le cri du coq ? (3) Cargado por irkita.

06-01-2010 : Corocoro, Chapeau melon des champs contre casque de mineur de ville.
Et on les comprend, les habitants de la ville de Corocoro. Enfin, les habitants de l’ancienne ville, parce qu’aujourd’hui elle ressemble plus à une cité fantôme dont les trois-quarts des constructions tombent en ruine. Comme on comprend le peu d’enthousiasme qu’ont les communautés rurales qui vivent à une trentaine de kilomètres de là, en aval. L’idée de se retrouver avec une eau polluée par l’exploitation minière n’est pas pour les ravir. En effet, pour eux, plus encore que plus les autres, l’eau c’est la vie : la vie de leurs bêtes, la vie de leurs récoltes, leur vie à eux.

Bolivie - Corocoro, Chapeau melon des champs contre casque Cargado por irkita.

Bolivie - De Corocoro à El Alto , retour en musique...

Bolivie - De Corocoro à El Alto , retour en musique... Cargado por irkita. 

Bolivie - 06-01-2009, El Alto, tout là haut...
Finalement, il fallait quand même qu’on s’y arrête dans cette ville jumelle de La Paz. Sous la surveillance des pics enneigés de plus de 6000 mètres, on y retrouve, comme à La Paz, les embouteillages des minis-bus plus nombreux que les passagers. On y fait la rencontre de la viande séchée et de la viande pas encore séchée. Je frémis devant les fétus de lamas qu’on enterre sous les fondations des nouvelles maisons, il paraît que ça porte bonheur. Mais la véritable découverte, c’est la vue qu’on a de là-haut, del Alto, sur la Paz, tout en bas. Je reste museau bé devant le spectacle magnifique de cette ville tentaculaire.
Et oui, qui dit frontière, dit au revoir la Bolivie. On finit quand même en beauté. D’abord, on passe par une agence pour faire le trajet la Paz – Arequipa. « Ce sera direct », nous dit-on. Tu parles. Pour commencer, on s’est coltiné les postes frontières sacs sur le dos. Sans parler de la galère avec la compagnie péruvienne pour faire le trajet Desaguadero-Arequipa qui était prévu dans le billet que nous avons acheté, mais qu’on a obtenu avec peine et de justesse, en devant au final et pour tout faire deux changements. La consolation, c’est qu’on a payé moins que les autres compagnons d’infortune boliviens et étrangers qui ont fait appel à des agences de bus de la Paz.

Bolivie, Desaguadero, frontière avec le Pérou Cargado por irkita.

vendredi 19 mars 2010

Bolivie : petit retour en vidéo (1)

Coucou,
En attendant mieux, voici quelques souvenirs de Bolivie et en vidéo.

La Paz - Cochabamba : de l'altiplano aux vallées.
Nous voici de nouveau sur la route. Cette fois, au lieu de monter, on descend ! Chouette, on va être super en forme plus bas avec notre habitude de respirer à ces altitudes. On va descendre de la Paz, et de ses 3800 mètres (pour notre hôtel), à Cochabamba, située dans la région "des vallées" à 2500 mètres d'altitude, autant dire, presque rien. Officiellement 6 heures de bus d'ouest en est. En réalité, presque 8. Faut dire qu'on a pris le bus le moins cher : 24 bolivianos par tête, ce qui fait 2,4€. La suite

La Paz - Cochabamba : Cumbia tropicale ?


Cochabamba, Chapitre 1 : la guerre de l’eau a-t-elle eu lieu ?
L’entretien terminé, il nous reste encore le temps de filer de nouveau vers la place centrale pour participer à une des rondes de discussion quotidiennes du soir. Un jeune couple argentino-brésilien nous parle des mouvements sociaux en Argentine. Tous les jours, toute la journée, toute l’année, il y a des groupes qui débattent dans une atmosphère d’agora grecque. Et ça, avant la guerre de l’eau, cela n’existait pas. Cela n’existe pas ailleurs non plus apparemment On y fait connaissance avec notre deuxième fou de la journée. La suite

Cochabamba - Université populaire sur la place centrale

Cochabamba, chapitre 3 : L’empire contre attaque
Nous arrivons devant une foule pioches à l’épaule affairée à déboucher les tuyaux : femmes, enfants et hommes, tous ensemble, ouais ! « Vous croyez qu’ils sont contents de travailler ensemble ? » Le responsable bénévole de ce collectif de l’eau nous peint le tableau. « Pas du tout, ils payent une amende si ils ne sont pas présents ». Et effectivement, les voilà qui vont se faire tamponner un petit carton bleu, avant de prendre à manger un sandwich au thon accompagné de jus d’orange, que l’on nous propose aussi. Anna et Jérémy acceptent, enchantés, mais pour moi, c’est non, merci, le poisson, beurk, c’est bon pour les chats ! De toutes façons personne ne m’a vue. La suite

Bolivie, Cochabamba - Corvée de l'eau dans la Zona Sur


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vendredi 26 février 2010

26-01-2010 : Cajamarca, fenêtres et bains.

Autour de Cajamarca, où nous sommes depuis maintenant 5 jours, en plus des mines, il y a aussi quelques sites touristiques. Ouf !
La ville, on en a déjà fait le tour. Le siège de l’Inca , on connait. Les agences de voyages devant lesquelles nous passons plusieurs fois par jour et qui inlassablement et sans exception nous proposent de faire « un tour » et à qui nous répondons « no gracias » avec la même patience, vont quand même nous inspirer. Elles font de la publicité pour des « ventanillas d’Otuzco» (petites fenêtres d’Otuzco). Mise à part la ressemblance phonétique avec l’ancienne capitale Inca (Cuzco), il s’agit cette fois-ci d’un site archéologique d’une civilisation pré-inca oubliée. De là, il est possible de rejoindre à pied les bains de l’Inca, un complexe thermal situé dans la ville de même nom (Baños del Inca). Nous partons donc nous dégourdir un peu les jambes, à l’air pur, pour changer. Totalement ingrats vis à vis des agences de voyages, nous empruntons évidement les transports collectifs, plus de 10 fois mon chers. Comme d’habitude, il s’agit d’un mini-van reconvertit en minibus. Comme d’habitude, celui-ci est plein à craquer. Alors qu’il n’y a que 11 places assises (et places tout court, vu la petitesse de l’engin), 24 passagers, auxquels s’ajoutent deux employés et une souris, y sont compressés.
Dans les transports collectifs au Pérou (et ailleurs en Amérique latine), il y a toujours un chauffeur et un assistant polyvalent comme on dirait chez nous. Celui-ci à pour fonction d’encaisser, de charger et de décharger les marchandises (ce qui n’est pas une mince affaire), de gueuler la direction pour attirer de nouveaux passagers et de trouver de la place lorsqu’il n’y en a plus. A ce niveau là, il y a des virtuoses. En pratique, il s’agit de crier à la fenêtre qu’il y a encore de la place à l’intérieur et lorsque la proie a été appâtée et s’est jetée dans le piège, de la tasser avec les passagers déjà dedans.
Celui que nous avons dans notre minibus ce jour là, pour cause de carnaval, fait en plus office de faiseur de pluie. Equipé d’un seau d’eau, il douche littéralement les passants, en faisant attention à ce que ses victimes ne soient évidement que des femmes. Chaque coup réussi est ponctué par quelque chose plus proche du cri d’hyène que du rire d’humain. Même si ma connaissance des hyènes reste un peu limitée. Alors, lorsque nous débarquons à Otuzco pour y voir ces fameuses fenêtres, nous courons jusqu’à l’entrée du site en faisant très attention aux minibus que nous croisons.
Victoire, nous sommes secs lorsque que nous arrivons face au gros rocher troué des ventanillas, quelque chose entre un gros morceau de gruyère français et un énorme nid de souris. Quelques rares panneaux explicatifs nous apprennent qu’il s’agit en fait, probablement, du cimetière d’une civilisation dont on ne connait pas le nom et qui aurait prospéré dans la région entre 1200 avant Jésus Christ et 600 de notre ère. La marge est grande. On l’a compris, on n’est pas à Machu Picchu qui est d’ailleurs en train de se noyer au même moment. Mais, peu importe, le soleil brille, nous sommes au vert et nous déjeunons au fromage ! Joie.
Poursuivant notre chemin dans une campagne toujours aussi généreuse, aux aguets des minibus que nous croisons, nous prenons la direction des bains chauds de Baños del Inca. Sur la route, nous admirons des bañosinos, c’est comme cela que s’appellent les habitants de la petite ville, en action, c'est-à-dire en train de peindre pour leur candidat favori, qui les aura surement payés : chapeau paysan cajamarquais ou casquette du citadin entrepreneur ? Ceux sont les symboles mnémotechniques utilisés par les candidats pour qu’on vote pour eux. Manque plus que le casque de mineur, non ?

Lorsque nous arrivons à destination, en suivant le conseil d’un touriste péruvien, nous nous trompons bêtement de site et nous retrouvons à patauger dans les piscines dites « pour enfants ». Ne sachant pas qu’il existe autre chose, nous y passons un moment agréable. L’eau y est aussi thermale. Et lorsque nous en sortons et que nous découvrons notre bévue, pour nous consoler de notre étourderie, en considérant les économies faites, nous nous disons que nous avons en fait trouvé un « super bon plan ». Tant pis, le « vrai » bain de l’Inca, ce sera pour une prochaine fois. Petite salutation à la statue d’Atahualpa qui trône au milieu de la plaza de armas, à moins qu’il ne s’agisse de l’Inca du bain, et nous retournons à Cajamarca ville pour notre dernier rendez-vous, à la rencontre de notre premier « officiel » péruvien, « régisseur des ressources naturelles et de la gestion de l’environnement » du gouvernement régional de Cajamarca.


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Kri kri
Irkita

samedi 13 février 2010

Bolivie : Retour en musique

Irk,

Pour conserver un peu de Bolivie dans les oreilles, j'ai fais une sélection des musiques qui nous ont accompagnés lors de notre voyage.

Dans les bus, sur les marchés, à minuit avec la qualité sonore d'un téléphone portable, en version cumbia ou en version reggaetón, LE groupe à la mode, j'ai nommé la Noche. Partout en Bolivie. Au moins une fois par jour. Comme on dit, les goûts et les couleurs ...


Plus classique, la chanson traditionnelle bolivienne. Elle ne fait pas parti du folklore poussiéreux qu'on ne ressort que pour les touristes et est toujours bien présente dans la vie de tous les jours. Aussi en générale au moins une fois dans la journée.
Dans la même catégorie, la chanson traditionnelle, mais cette fois-ci version « kri-kri » les guitares électriques. Un peu un mélange des deux précédents groupes. Voici un extrait de ce que le rock bolivien peut donner :


Pour ceux qui ont aimé, il s'agit du groupe Alcohólica. Voici une seconde chanson : Viva Santa Cruz. N'y cherchez pas de discours politique, celui d'Alcohólica semble plus proche de celui de Ramstein, façon de parler, que de celui de Brassens, mais bon, les guitares font kri-kri comme il faut, non ?

Et voilà. Comme quoi, en Bolivie, on n’y trouve pas que des mines !
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Irkita

22-01-2010 : De Lima à Trujillo à Cajamarca


Pas le temps de faire kri kri. Une nuit de bus en longeant la côte en direction du nord du pays nous amène à Trujillo, où nous avons une correspondance pour Cajamarca, une ville des hautes vallées andines. Le trajet alterne paysages lunaires et désertiques caractéristiques de la côté péruvienne (et de la Oroya), suivis de quelques rizières sorties d’on ne sait quels systèmes d’irrigation moches, puisqu’on est dans la région des Moches, une civilisation pré-inca qui s’est faite une renommée pour ses canaux et dont le nom fait sourire les francophones... Un peu plus loin, les rives de l’un des rares fleuves péruviens qui se jette dans le Pacifique se chargent de manguiers ployant sous le poids de leurs fruits abondants que nous mangerons au déjeuner! Un régal.
Pour ce trajet, nous avons pris une compagnie pas chère. Non que les autres soient forcément plus chères, ni qu’elles soient plus confortables, juste que cette fois-ci, le service est annoncé comme « économique ». Alors le bus prend du retard et il y fait très chaud. Mais le pire, ce sont les films qu’on nous y inflige : un calvaire. Après avoir eu droit à une épopée avec Schwarzenegger jeune et Alyssa Milano enfant (je vous laisse admirer le générique pour imaginer le niveau du scénario) qui s’appelle Commando (merci Internet), comme on ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin, on passe à un film avec Van Damme qui doit être quelque chose comme « Universal Soldier » : des soldats morts, ramenés à la vie façon « zombie » pour être utilisés comme une arme vivante ! Tout un programme.

Voici le générique de Commando.

A priori, et en théorie, il devait être possible d’ignorer tout ça et d’admirer le paysage. Mais en pratique, impossible : la règle ici, c’est « Si on peut mettre le son à fond, pourquoi ne pas le faire ? ». Et qu’il s’agisse de film, de musique, ou de sonneries de téléphone portable, c’est la même chanson, « il faut faire son maximum ». Dès fois, on se demande si tous les gens sont sourds… Ou alors, dans notre cas, peut-être que si le son est fort, c’est pour compenser la nullité du film. Bref, ce fut un trajet un poil - de souris - pénible. Personnellement, je fais encore des cauchemars dans lesquels je joue avec Schwarzy dans une piscine …
Faut dire aussi que côté films, nous avons été gâtés lors du trajet précédent : une projection d’Avatar en bonne qualité et en « bonne » langue, à savoir en espagnol (plus tard, nous le reverrons sous–titré dans une langue slave). Vous connaissez Avatar ? Ce film pourrait être projeté comme introduction d’un forum consacré aux conflits sociaux-environnementaux. Tout y est. Des indigènes d’une autre planète (certes, un peu bleus, aux allures de lémuriens et munis de longues queues qui ont l’air fort pratiques pour chasser les moustiques) luttent contre un projet d’exploitation d’un minerai rare entrepris par des humains et qui menace leur environnement. Les autochtones souhaitent évidement conserver leur territoire intact. Bien entendu, l’agression prévue est censée détruire un lieu de culte, sacré et essentiel pour leur cosmogonie . Incroyable de voir un film comme de ce genre sorti tout droit d’Hollywood ! Qu’est-il en train de se passer là bas ? James Cameron serait-il devenu dangereux activiste ?
Au passage, je salue l’industrie de la musique et du film et les porte-monnaies des Occidentaux. Merci aux pirates des pays de l’Est européen pour leur vélocité à diffuser dans les pays d’Amérique latine les films récents ; merci pour la qualité, merci pour le prix modique. Je krikrisse un peu de rire (jaune) lorsque je vois les efforts menés en Europe pour criminaliser les « méchants » qui téléchargent, alors que je regarde confortablement assise dans mon fauteuil de bus un film qui vient de sortir au cinéma… Se moquerait-t-on de nous ?
Tout ça pour dire que quand les collines ont commencé à verdir, signe annonciateur d’une altitude supérieure à 2000 mètres, et qu’on a senti qu’on arrivait enfin à Cajamarca, on n’a pas été mécontents de quitter Van Dame et d’éviter ainsi un film avec Stallone, pour s’installer dans une vieille bâtisse tout en bois de la place centrale de la ville, qui, comme dans quasiment toutes les villes du Pérou, s’appelle « La plaza de armas ».


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Kri kri
Irkita