jeudi 15 juillet 2010

20-02-2010 : Vilcabamba, où « ça fait du bien de se dégourdir les pattes»

Avec toutes ces histoires de conflits, de mines, de résistances et de crevettes, on n’a pas souvent eu l’occasion de se dégourdir les pattes, et la gastronomie péruvienne a été fatale pour notre ligne. Alors, comme on vient de débarquer dans un nouveau pays, on décide de s’offrir des vacances sportives … d’une journée. Direction Vilcabamba.

Vilcabamba, pour l’Equateur, c’est le lieu de la détente active (sport, équitation, randonnée) connu dans tous le pays, voire au-delà, pour être située dans « la vallée des centenaires ». D’où d’ailleurs une forte immigration nord-américaine, parait-il. Le village est aujourd’hui une étape quasi-obligatoire pour toutes les personnes visitant le pays. Alors, pour une fois, nous avons décidé de ne pas déroger à la règle.

Ici, on vient pour se détendre sportivement. Entre deux randonnées, à pied ou à cheval, dans les montagnes verdoyantes et sous un climat délicieusement tempéré, on boit des coups, on mange bien et sain, on se fait masser, on écoute des concerts de musique relaxante et on se baigne dans les piscines des hôtels luxueux. On n’ira pas jusqu’à là. De notre côté, nous passerons la journée à crapahuter. Ca fait du bien. On a même le temps de faire quelques pas dans le célèbre parc naturel Podocarpus, du nom d’un conifère endémique de la région (et oui !), puis nous nous détendons à l’aide d’une piña colada bien fraîche. Peut-on vivre 100 ans ainsi ? N’ayant pas la réponse, nous savourons ces petites vacances dans le voyage. Un sans fautes … si ce n’est le ceviche qu’on a eu le malheur de gouter à midi. La pauvre plat qu’on nous a apporté, une vague soupe de crevettes baignant dans du jus de citron, et qui en plus ne se voulait même pas « régime », nous rend nostalgique de Lima, un cours instant. Ah, la gastronomie péruvienne…



Mais c’est déjà l’heure de partir. Ce soir, cela faisait quelques temps, on voyage de nuit. On est contents, ça nous manquait. Dormir dans les bus, c’est presque une drogue, quand on commence, on ne s’en passe plus. On va pouvoir tester le confort des bus équatoriens. Et ça commence plutôt bien. Alors qu’on paie 12 $ au lieu de 15 pour le trajet Loja-Quito, on se souvient qu’en plus de faire des économies par rapport à la somme qu’on a prévu de dépenser, on vient de gagner trois heures de trajet. Comment a-t-on fait pour savoir qu’en économisant 3$ nous économisions aussi 3 heures de transport ? Simplement parce qu’en Equateur, le cout des trajets interurbains dépend de la durée du parcours selon le calcul simple de « une heure égal un dollar ». Pratique, n’est-ce-pas ?

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Kri kri
Irkita

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